
Dégradations, cambriolages dans les caves, dépôts sauvages, intrusions dans les parkings : la sécurisation des parties communes est devenue une préoccupation majeure des copropriétaires. La vidéosurveillance s'impose comme la réponse la plus dissuasive, à condition d'être installée dans un cadre légal strict.
Car une caméra mal positionnée ou installée sans le bon vote en assemblée générale expose la copropriété, et le syndic, à des sanctions civiles, voire pénales. Cet article fait le point sur l'ensemble des obligations applicables en 2026.
Trois textes encadrent l'installation de caméras dans un immeuble collectif :
Point essentiel : depuis l'entrée en application du RGPD en 2018, aucune autorisation préalable de la CNIL n'est nécessaire pour une vidéosurveillance limitée aux seules parties communes privées de la copropriété.
L'installation d'un système de vidéosurveillance doit impérativement être votée en assemblée générale. Un copropriétaire isolé ne peut jamais imposer un dispositif de son côté dans les parties communes.
Le procès-verbal d'AG doit mentionner précisément l'emplacement des caméras, leur champ de vision, la durée de conservation et les conditions d'accès aux images.
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C'est le point le plus contrôlé par les autorités. La règle de proportionnalité impose de ne filmer que ce qui est strictement nécessaire :
ZoneFilmable ?Hall d'entrée, couloirs, escaliersOuiParking, local à vélos, caves (accès)OuiLocal poubelles, locaux techniquesOuiPortes d'appartements individuellesNonVoie publique, trottoir, rueNon (sauf autorisation préfectorale)Propriété ou fenêtres d'un voisinNon
Si une caméra capte une portion de voie publique (par exemple pour surveiller l'entrée d'un parking donnant sur la rue) une autorisation préfectorale est obligatoire au titre du Code de la sécurité intérieure.
L'enregistrement audio est à proscrire : il augmente fortement l'atteinte à la vie privée et dépasse ce qui est nécessaire à la sécurité.

Pour rester conforme, la copropriété doit respecter plusieurs obligations cumulatives :
Le non-respect des règles expose à des sanctions à plusieurs niveaux :
Le syndic porte une responsabilité particulière : il peut être tenu responsable personnellement de la gestion du système, et la copropriété peut être condamnée collectivement.
Un projet conforme et efficace repose sur trois piliers : un dispositif techniquement adapté, un positionnement des caméras respectueux des zones autorisées, et une documentation RGPD complète. L'accompagnement par un professionnel maîtrisant à la fois la technologie et la réglementation évite les erreurs coûteuses (caméra mal orientée, vote inadapté, absence d'affichage).

EVO PRO accompagne les copropriétés, syndics et conseils syndicaux des Alpes-Maritimes (06) et du Var (83) dans l'installation de systèmes de vidéosurveillance 100 % conformes : étude des zones filmables, dimensionnement du dispositif, mise en conformité RGPD et accompagnement pour le vote en AG.
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Faut-il une autorisation de la CNIL pour installer des caméras en copropriété ?Non, si les caméras filment uniquement les parties communes privées. Une autorisation préfectorale est en revanche nécessaire si le dispositif capte la voie publique.
Quelle majorité pour voter la vidéosurveillance en AG ?La majorité de l'article 25 est généralement requise. L'unanimité peut être exigée si l'installation porte atteinte à la jouissance des parties privatives.
Combien de temps peut-on conserver les images ?30 jours maximum dans la grande majorité des cas, avec suppression automatique.
Qui peut consulter les enregistrements ?Seuls le syndic et le conseil syndical, via un accès sécurisé.
Peut-on filmer avec le son ?Non, l'enregistrement audio est à proscrire car disproportionné par rapport à l'objectif de sécurité.
